biographie

Mansouroff est reconnu pour sa peinture non-objective individualiste. Les débuts de Mansouroff ne sont pas très documentés si ce n'est qu'il a fréquenté l'école Stieglitz (1909, Saint-Pétersbourg), qui était alors connue pour ses cours de design. C'est dans ce contexte que la précision du dessin s'est ancrée en lui, avec un intérêt particulier dans les propriétés des lignes et de la forme qui ont continué à le fasciner durant toute sa carrière.

 

La contribution de Mansouroff à l'avant-garde russe est un art totalement non-objectif utilisant des surfaces verticales allongées pour explorer les questions d'espace et de corrélation spatiale. Les surfaces verticales, habituellement un support de bois, étaient utilisées en tant que surface monochromatique subtilement et précisément modélisées par la ligne.

 

Mansouroff, qui appelait ses œuvres des formules picturales, exerçait un examen attentif et quasi scientifique des méthodes de l'artiste. Une économie stricte était appliquée à l'œuvre, la dépouillant de ses composantes essentielles. Mansouroff n’était pas intéressé par la représentation de la forme dans un tableau, mais par le concept de l'objet d'art comme une forme physique en tant que telle. En peignant les deux cotés de ses supports, il explorait les possibilités spatiale de la peinture comme une unité autonome. Il considérait le format vertical comme l'incarnation de ces questions.

 

A partir de 1917, Mansouroff était en contact étroit avec de nombreuses figures de proue de l'avant-garde, y compris Malevitch, Tatline, Filonov et Matouchine. Bien que sa méthodologie  semble refléter l'influence des expériences de Matouchine au travers de la perception visuelle, il n'en n'était pas un adepte. L'individualité de Mansouroff était son trait saillant. Des dires de l'artiste "le seul art véritable est celui qui ne répète pas les tendances du passé".

 

Comme nombre de ses collègues, Mansouroff partageait son attention entre la production de son art, la recherche pédagogique et l'enseignement. A cet effet, il travailla en 1922 avec Malevitch, Matouchine, Pounine et Tatlin à la mise en oeuvre de l’Institut de culture artistique (INKhUK) de Petrograd. L’objectif de l’INKhUK était d’œuvrer à une approche théorique de l'art dans une société communiste. Mansouroff était chef de la section expérimentale.

 

En 1928, grâce à Léon Trotsky et à la soeur de celui-ci, Mansouroff part pour l’Italie avec pour mission de faire connaître à l’Europe les travaux de l’avant-garde russe. Il y restera que peu de temps avant de se rendre à Paris en 1929. Sa rencontre avec Delaunay, les difficultés que l’art non-objectif rencontre et ses besoins de subsistance l’orienteront vers les arts appliqués dans lesquels il pourra mettre en oeuvre ses théories. Il y réalisera des dessins pour des tissus de haute couture produits par les maisons parisienne : Patou, Chanel, Lanvin, Schiapparelli, Bianchini-Ferier, Sulka et Colcombet. Cependant, sa rencontre avec Picasso ébranlera ses certitudes sur l’art objectif.

 

Il restera dix ans à Paris réalisant notamment des oeuvres figuratives dont un grand nombre de natures mortes. Sa mère décèdera le 27 septembre 1932 et tout contact avec sa terre natale, ses amis et sa famille seront rompus. Au début des années trente, la plupart de ses compagnons des premiers jours ont disparu ou font l’objet d’arrestation.

 

Ainsi, Mansouroff décidera de s’installer définitivement en France où il approfondira les thèmes de ses nouvelles formules picturales par des changements de formes toujours à la recherche de la perfection. 

 

Cette période est reconnue comme l’une des plus productive et intéressante de sa carrière. Sa peinture est libérée de toute convention, le fait plastique reste le seul élément du tableau et confirme que la fonction de l’oeuvre d’art est sa seule existence.

 

A partir de la fin des années 50, il fait de fréquents séjour à Nice et Saint-Paul de Vence. En 1975, il s’installe définitivement à Nice ou il s’y s’éteindra le 2 février 1983.

 

L’Académie des Beaux-Arts de Petrograd en 1917.

 

Deuxième en commençant par la gauche : Malevitch. 

Au centre, de profil : Mansouroff.

Au murs, travaux didactiques de Malevitch et de ses élèves.

Les amis de Mansouroff, 1981.

De gauche à droite : Paul Mansouroff, Gilles et Colette de Millo, Lucien Tessarolo et André Verdet.

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